v2stand-parapluie_chateau_parisA partir du 1er juin 2013, seront exposés dans les salons du château, différents panneaux rappelant aux visiteurs l’importance du château des Ormes du XVIIIe au XXe siècle lorsque la famille Voyer d’Argenson y demeurait.

Cette exposition, organisée par M. Sydney Abbou, avec le concours scientifique de Philippe Cachau, docteur en histoire de l’art et le service régional de l’Inventaire des biens culturels de Poitou-Charentes, évoque les différents aspects historiques, artistiques, équestres, politiques et philosophiques des Voyer d’Argenson aux Ormes.

Elle a été réalisée sur la base de l’ouvrage rédigé par Philippe Cachau, Le château des Ormes, collection « Parcours du Patrimoine », éditions Geste, Poitiers, 2013 avec le concours de l’Inventaire. Ouvrage préfacé par Mme Ségolène Royal, présidente de la Région Poitou-Charentes et disponible depuis 2013.

Site de Philippe Cachau :

http://philippecachau.e-monsite.com/pages/expositions.html

Exposition de serrures, verrous et heurtoirs des XVIIe-XVIIIe siècles

Dans le vestibule et les corridors latéraux du château, est exposée une collection de serrures, heurtoirs et verrous des XVIIe-XVIIIe siècles qui témoignent du remarquable travail de précision de ces périodes où s’alliaient merveilleusement esthétisme et fonctionnalité.

Ces objets, provenant essentiellement de châteaux et couvents, sont exposés dans quatre vitrines en bronze doré et argenté.

Herbier du château des Ormes

expo gravures ormes 2013 002L’herbier du château des Ormes est exceptionnel. Constitué par le marquis Marc-René-Marie d’Argenson à partir de 1804, poursuivi par sa descendance jusqu’en 1870, il se compose dores et déjà d’une cinquantaine de volumes reliés, véritable encyclopédie des végétaux du monde entier. Cette première partie de la mise en reliure de l’herbier se vit desservir le « Premier prix de la restauration des livres anciens » par la Demeure Historique en 2003.

Cet herbier a été redécouvert au début des années 2000 dans une petite pièce située au premier étage de l’aile d’Argenson du château. Il se compose de plusieurs centaines de liasses de papiers anciens bleutés contenant une plante séchée et une note manuscrite du marquis. Les inscriptions font état du nom latin de la plante et, le plus souvent, de la date où elle fut recueillie, la plus ancienne datant de 1804.

Le classement adopté par le marquis d’Argenson et ses descendants (liasses soigneusement fermées par des ficelles) a été respecté au moment de la mise sous reliure in-folio. Un nettoyage soigneux des papiers avec réassemblage de certaines plantes par du papier japon a été réalisé sous la houlette de M. et Mme Abbou.

La mise sous reliure de cet herbier, en vue de sa consultation dans des conditions satisfaisantes, va se poursuivre avec le concours de généreux mécènes. Les personnes intéressées par ce projet sont invitées à prendre contact avec M. Abbou au 01 42 27 55 61.

Canot à moteur Suzette II (1902)

Découvert en 2001 dans la grange des communs du château, enfoui sous divers matériaux, cet exceptionnel canot a été classé monument historique en 2002 et restauré en 2006.

Commandé en 1902 par E. Underberg et Cie, entreprise de « voitures automobiles » aux chantiers Rondet, tous deux établis à Nantes, il participe en juin à une course organisée à Trentemoult (Loire-Atlantique). Il est acquis à l’automne par le comte Pierre-Gaston-Marie-Marc Voyer d’Argenson pour naviguer sur la Vienne. Rare survivant du yachting automobile qui sévit en France à la Belle Epoque, il est le plus ancien canot à moteur conservé à ce jour en France.

Centrale électrique (1906)

Etablie depuis 1906 dans l’ancien pavillon du portier construit en 1825, la centrale visible actuellement est la première installation électrique du château.

Composée à l’origine d’un moteur à gaz pauvre avec dynamo alimentant une batterie électrique, elle se vit ensuite pourvue d’un carburateur fonctionnant à l’automobiline, essence des véhicules à moteur du début du XXe siècle. D’anciens bidons de ce carburant sont visibles dans le pavillon.

Le moteur est actuellement alimenté par un mélange d’essence et d’huile à 2%. L’installation est l’oeuvre des établissements Prêcheur-Summer à Mulhouse, de la Compagnie internationale d’électricité à Paris et de Charles Caillaud, ingénieur constructeur à Poitiers.

Toujours en état de marche et rare modèle du genre en France, cette centrale électrique constituait le comble de la modernité à une époque où les demeures étaient encore largement éclairées au gaz. Les visiteurs peuvent la découvrir dans le cadre du nouvel aménagement du pavillon réalisé en 2013.